samedi 15 octobre 2011

Tour Courbet, the last but not the least

Le Tour Courbet ornitho d’Octobre est sûrement le plus mémorable des Tours Courbet. Pour faire simple ça se résumerait en : manger, marcher, compter, manger, dormir. Mais je vais quand même développer un peu plus cette manip de 10 jours.

Nous avions un sacré programme car il fallait baguer tous les poussins d’Albatros hurleur (plus de 200), dénombrer tous les éléphants de mer (plus 40 000) et compter tous les manchots Papou (plus de 9000). Certains transits ont duré plus de 10h. Nous étions bien préparés, bien organisés et accompagnés de super manipeurs : Yanis (Bibou, pour son 3ème TC) et Antoine (BCR), bref tout c’est bien passé ! On s'est quand même fait coincé une journée à Cap Noir à cause d’une tempête (120 km/h avec des rafales à 140km/h), mais par la suite on a eut plutôt beau temps (pour un mois d'octobre aux îles Kerguelen).

La fine équipe (Tom, Antoine et Yanis)

Poussin d'Albatros Hurleur

Antoine tiens le poussin pour qu'on puisse le baguer

Manchot Papou

Pendant qu'une équipe compte les Papous, l'autre compte les éléphants de mer sur la plage

Les plages sont très fréquentées à cette saison !

mercredi 5 octobre 2011

PJDA, des histoires de baleines

PJDA c’est l’abréviation de Port-Jeanne-D’Arc, une ancienne station baleinière (je n’ai pas dit station balnéaire !), mais c’est surtout un des sites d’étude du PopChat.

PJDA


Commençons d’abord par un peu d’histoire [Extrait des panneaux de PJDA] :
Vers le XVIIIe siècle, de port en port, les nouvelles se répandaient vite à travers le monde ... A peine vingt ans après la découverte des îles Kerguelen (en 1772) arrivèrent les premiers chasseurs de phoques et de baleines. Ils étaient d’intrépides marins, ces chasseurs venus principalement de la côte Est des Etats-Unis et de l’Angleterre, qui s’aventuraient dans les eaux des « quarantièmes rugissants » et des cinquantièmes hurlants ». Des mammifères
marins, ils faisaient fondre la graisse pour obtenir l’huile nécessaire à l’éclairage des grandes villes américaines.
La station baleinière de Port Jeanne D’Arc a été construite en 1908 par les frères Bossière avec l’aide des Norvégiens, elle annonce le début d’une chasse industrielle à la baleine et l’éléphant de mer. Ce sera la seule et unique station baleinière sur le territoire français. L’usine sera abandonnée en 1926. En 2000, la restauration du site a été lancée par la Mission du Patrimoine et des sites archéologiques des TAAF.

Non ce n'est pas une ancienne usine Total


Derrière les vieux bâtiments rénovés, et les tonneaux rouillés bien alignés et classés « patrimoine », se cachent en fait une belle décharge ! Des panneaux d’information fait pour les touristes nous informent sur l’époque glorieuse de la chasse à la baleine, et la chute dramatique de cette industrie ... (sans commentaire !).



Même les manchots font des visites touristiques

Bref ce qui vaut le coup à PJDA, c’est ce qu’il y a autour. Le site est dans le fond du Golfe du Morbihan, avec une vue imprenable sur l’île Longue. Le manque de temps ne nous a pas permis d’explorer suffisamment la région de PJDA, mais une petite ballade jusqu’au pied du dôme rouge nous a permis de découvrir de nouveaux paysages : le massif Gallieni et la baie des Swaïns ouverte vers l’océan antarctique.

Vallée du Charbon

Albatros fuligineux à dos clair

Le Dôme Rouge

Baie des Swaïns
Dauphin de Commerson

Dauphin de Commerson

On fond du golfe on a une vue incroyable sur les monts Ross


Nous retournons ensuite directement à Mayès (boulot, boulot !), et là une chose incroyable est arrivée : un léopard des mers entrain de manger un cormoran, dans la baie juste devant la cabane !! C’est pas aujourd’hui que j’irai me baigner !